Sophrologue et psycho-énergéticienne en Ardèche

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Rien ne sert de courir...

  • Par geamelin
  • Le 04/02/2018
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Rien ne sert de courir…

 

Nous sommes souvent pressés, impatients à l’idée que les choses changent. C’est un peu comme si nous nous posions en spectateur trépignant et avide de mouvement.  

C’est sans compter que les évènements se produisent quand nous sommes prêts, pas forcément quand nous le désirons. La patience et l’acceptation de ce qui est sont donc de précieux alliés en la matière…

N’avez-vous pas remarqué que chaque période d’évolution, de progression personnelle, est très souvent précédée d’un moment d’inconfort et de mal-être parfois intense ? Plus nous nous abandonnons en conscience à  cet état, plus nous libérons un espace nécessaire à la transformation. C'est un passage qui exige beaucoup d’abnégation et de confiance au processus de la vie.  

Dans ces moments-là, Il se peut que nous ressentions tout autour de nous une accélération à laquelle nous ne sommes pas encore conviés…frustration et convoitise rivalisent alors de stratagèmes pour nous éloigner de notre position, de notre axe central. Cette voix lancinante de la saboteuse, dont je parle souvent en séance, celle qui nous  fait miroiter bien mieux que ce que nous possédons déjà. Celle qui nous emmène au loin, en dehors de nous-mêmes, vers ce qui brille, vers ce qui en jette, vers ce qui nous fait nous sentir « forts » aux yeux des autres. Peu importe ce qu’elle nous promet, nous devons utiliser notre capacité de discernement pour trier le bon grain de l’ivraie. Pour faire la différence entre ce qui nous grandit en tant qu’être de ce qui nous rabaisse vers les possessions, les masques de toute sorte.

Au fur et à mesure de notre évolution personnelle, tous les pièges peuvent nous être tendus. Nous pourrions presque les assimiler à des rites de passage. Allons-nous céder à la facilité ou à l’éclat du plus grand nombre? Ou allons-nous respirer profondément pour nous relier à nous-mêmes et écouter cette petite voix au cœur de notre être, celle qui détient une sagesse immémoriale ?

Comme le chemin est chaotique parfois ! Comme nous pouvons nous sentir misérables et retomber dans nos vieux démons même ! Et bien ressentons cette misère, regardons ces vieux démons bien en face, ne nous voilons pas d’illusions surtout. C’est parce que nous nous faisons face sans concessions et que nous accueillons notre propre vulnérabilité et nos failles que la voie s’éclaircit et que le chemin réapparait à nouveau, comme par enchantement.

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C’est à nous ensuite de tracer la voie, de créer notre chemin, unique, singulier. Peu importe si ce chemin ne fait pas l’unanimité chez ceux qui nous entourent. Proches ou moins proches. Il s’agit de NOTRE chemin, notre légende personnelle, et que celle-ci ne convienne qu’à nous est plutôt une bonne chose en soi. Elle fait de nous un être particulier qui ne ressemble à aucun autre. Elle nous ouvre un univers entier et même au-delà. Elle nous comble et nous authentifie. Elle nous relie à notre âme profonde, celle qui, tapie au fond de notre être ; attendait patiemment que nous venions à elle…

Alors oui, il y a des jours ou marcher sur ce chemin vers « soi-m’aime » est exigeant et rude. Il y a des jours où nous nous posons quelques questions légitimes, sur les blocages et les souffrances encore présents. Mais ne pas résister à ces jours-là, leur laisser la place, leur apporter notre indulgence et notre bienveillance les libèrent presque instantanément.

Et c’est revigorés, renforcés, remplis de gratitude pour avoir traversés sans trop de dégâts ces fleuves mouvementés de nos expériences personnelles que nous pouvons reprendre notre route. Tranquillement, sereinement, avec une foi encore plus forte en ce que sera demain. Mais d’ici là, c’est aujourd’hui, ce moment même qui compte. C’est aujourd’hui que nous sommes en vie, alors profitons pleinement de ce qu'elle nous offre car rien ne sert de courir, tout vient à nous au moment juste…

 

« Ce qu’on te reproche, cultive-le, c’est toi… » Jean Cocteau