Sophrologue et psycho-énergéticienne en Ardèche

Itinéraire d'une enfant libre

  • Juste après l'orage...

     -Tableau  de Sandra Pelser-

     

    A chaque aspérité, à chaque fois que la vie nous malmène, nous secoue, nous confronte, c’est toujours une nouvelle aventure qu’elle veut nous soumettre. Nous ne comprenons pas immédiatement ce dessin. Nous nous replions sur nous-mêmes en criant parfois à l’injustice, ou nous installons une à une toutes les résistances pour empêcher l’expérience de nous traverser. Nous savons aussi parfaitement bien nous poser en victime, en jetant à la face du monde notre impuissance et en donnant les clés de notre possibilité d’évoluer et de grandir à d’autres….Nous nous dépossédons de notre pouvoir et nous pouvons aller jusqu’à nous détester pour cela ! Nous sommes aussi tout à fait capables de détester les autres, la vie, le destin de nous mettre à ce point en difficulté…jusqu’à ce que, parfois aux tréfonds même de notre mal-être, nous prenions enfin la mesure de l’expérience proposée.

    Jusqu’à ce que nous réalisions peu à peu, que l’engagement à se laisser traverser par la vie et les évènements, quels qu’ils soient, nous libère instantanément de leur poids. Tout devient subitement plus léger. Beaucoup plus subtil qu’il n’y paraissait au départ. On prend conscience, penauds, que ce qui nous faisait le plus mal étaient nos propres résistances à accueillir ce qui est.

    Alors, avec quelques tâtonnements bien légitimes au départ, nous nous laissons enfin gagner par la puissance de l’expérience vécue. Intensément, charnellement, vigoureusement. Nous nous relions à nos tripes d’abord, qui nous secouent sans ménagements, puis au fur et à mesure que nous l’accueillons, le vécu s’expanse dans tous nos corps ; physique, éthérique, émotionnel, mental et spirituel. Chaque étape est nécessaire. Chaque processus d’intégration prends le temps dont nous avons besoin. Pas de règles. Pas de protocole. Pas de bien ou de mal. Tout est nécessaire et nous emmène dans un chemin de guérison.

    La guérison, c’est cette ouverture totale et inconditionnelle à ce qui est, à l’expérience, à l’aventure proposée. Nous pourrions aussi l’écrire comme ceci : la « gai-ri-son », une façon de transformer l’expérience en joie d’entendre ce qu’elle a à nous dire, en joie d’apprendre et en joie de grandir.

    Chaque étape est utile et nécessaire. Chacune est destinée à nous faire grandir et à nous relier un peu plus intensément à qui nous sommes vraiment. Nous ne le voyons pas toujours dans le feu des évènements mais lorsque la tempête est passée, quelques jours, quelques semaines, quelques années plus tard parfois ; nous sommes enfin capables de nous retourner sur le chemin parcouru avec, cette fois, un regard rempli de tendresse et de compréhension…

  • Prendre les virages à la corde (Tableau Oleg Tchoubakov)

    Prendre les virages à la corde...

    Ne pas s’économiser, donner, partager, et parfois tout offrir jusqu’à la lie. Bouffer la vie, la prendre par le cou, lui faire sa fête. Allez, soyons fous, généreux, intenses ! Tant pis pour les pisse-froids, les normatifs, les comptables !

    Assumer avec panache son originalité, sa singularité, sa folie douce.

    Allez, c’est décidé, je fonce !

    Ceux qui m’aiment telle que je suis m’aimeront sans doute encore plus. Ceux que je dérange auront à s’occuper de ce que je leur renvoie. En d’autres termes, c’est leur affaire.

    D’ailleurs, moi qui connais très peu la Bible, hormis les fameux dix commandements, et qui n’adhère à aucune religion, une phrase m’a toujours interpelée et pour cause ! «  Dieu vomit les tièdes ! »

    Depuis toute petite, les personnalités hors-norme, les caractères, les originaux, les excentriques m’ont toujours fascinée. Ils m’ouvraient des perspectives nouvelles, des portes gigantesques et je brûlais d’envie d’y pénétrer.

    Pour les livres, les films, l’art en général c’est pareil ! J’ai besoin d’être bousculée, chavirée même parfois. Je saisis tout instinctivement. Les gens, c’est pareil. Plus je grandis en âge, plus la singularité et la force de vie en chacun m’attire. Comme si leur présence m’agrandissait, comme si leur énergie dilatait l’espace et que je m’y sentais plus à l’aise.

    Alors oui bien sûr, cet élan et cette vision des autres et de la vie n’est pas de tout repos ( pour soi et pour les autres…), et on peut parfois se sentir en insécurité, chamboulée, décalée, sans repères.  Et si c’était ça en fait ? Et si se frotter sans vergogne à la puissance de la vie nous rendait encore plus vivant ?

    Et s’il s’agissait d’inviter chacun et chacune à ouvrir cet espace, cette immensité en soi pour l’irradier ensuite ?

    Nelson Mandela avait repris lors de son discours d’investiture un texte sublime de Marianne Williamson qui disait en substance « Vivre petit ne rend pas service au monde »…

    Alors oui, mille fois oui, vivons grand, osons, ouvrons nos perspectives, soyons vibrants, soyons cette force de vie à l’intérieur qui ne demande qu’à s’expanser…

    Ne nous restreignons pas et laissons l’être gigantesque que nous sommes œuvrer librement.

    Prenons les virages de la vie à la corde…

  • Quand le masque tombe

    Sur ce beau chemin de la guérison intérieure, nous apprenons peu à peu un nouveau comportement. Celui de prendre le risque d'être nous-mêmes. Au début, cela nous terrifie, nous devenons vulnérables et cette possibilité nous tétanise parfois. Que va-t'il se passer si je me montre telle que je suis ? Que vont penser ceux que j'aime, mes proches et puis tous ceux qui me connaissent ? Vont-ils continuer à m'aimer ? Nous sommes comme suspendus à leurs jugements, cette attitude nous ralentit et nous empêche souvent de montrer notre vrai visage...

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  • Les retrouvailles avant les noces...

    Il y a des matins comme ça. On se réveille tranquillement et puis on réalise que quelque chose a changé, profondément, viscéralement. Notre regard n'est plus le même, acéré, un peu plus perçant sans doute. Notre rapport au monde est plus intense, notre relation aux autres plus consciente, plus vibrante, elle s'est même étrangement teintée d'une couleur différente. C'est un peu comme si pendant la nuit, à notre insu ( quoi que !) notre esprit était parti en balade quelque part, et nous avait ramené dans ses bagages des trésors.

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