Sophrologue et psycho-énergéticienne en Ardèche

D'un monde à l'autre...

D'un monde à l'autre est un espace hors du temps, un espace où les expériences, les réfléxions, les sensations viennent nous bousculer et nous invitent  à avoir d'autres yeux...

  • A chaque difficulté son opportunité d'éveil...

    Très bien, ça doit être ça au bout du compte. Ne jamais pouvoir s’endormir trop longtemps sur ses lauriers…être en permanence demandée sur le pont. Allez hop ! Et on se remue ! Non mais faudrait pas croire non plus que ça va te tomber tout cru dans la bouche ma chérie. Non ,non ,non !

    De toute façon, plus je résiste, plus ça me comprime, plus les évènements me chahutent.

    Alors bon, c’est d’accord. J’arrête de faire ma rebelle, ma belle et mon intéressante aussi, promis ! Je me pose et je cesse de réfléchir à des solutions.

    J’accueille l’inspiration. Je capte l’essence des choses qui se présentent à moi. Sans ciller, sans sourciller non plus d’ailleurs. J’ouvre les bras, les yeux, je sors mes antennes, je prépare toutes mes pores à accueillir. Je laisse mes visions et mes ressentis se déployer au-delà de l’ordinaire. Je demande aussi. J’invoque, je convoque, j’imagine, je rêve.

    Tout est bon à prendre dans la mesure où je ne résiste plus à la vague qui s’abat sur moi. Où plutôt je décide, comme une grande que je suis, de plonger dedans tête première. N’est-ce pas finalement  la meilleure des choses à faire ? Maîtriser sa peur. Peur de couler, peur de souffrir, peur de manquer…et toutes ces peurs qui asphyxient.

    Y aller sans hésiter, se jeter dans le rouleau, dans la gueule du loup, les regarder tous les deux bien en face et leur dire à haute et intelligible voix «  même pas peur ! ».

    S’abandonner totalement à ce qui vient. Quel que soit ce qui vient. Le confortable, le doux, le tendre, mais aussi le rugueux, le tendu, celui qui veut en découdre, en voilà du challenge !

    Rester debout, plier peut-être un peu mais se redresser avec les tripes, avec toute la foi en soi et la persévérance. Continuer à avancer malgré les embûches. Se laisser porter par le vent, qu’il soit brise légère ou ouragan sans opposer de résistance. Et si c’était ça ?

    Accepter vaille que vaille que chaque évènement difficile, chaque écueil soient là pour nous pousser à exprimer encore un peu plus de nous-mêmes. A jauger notre capacité à tout surmonter, même ce qui nous semble insurmontable à première vue.

    Allez, j’accepte le défi, je vais chercher tout au fond de moi cette force de vie qui m’a permis d’être là où je suis aujourd’hui. Cette pulsion de vie même qui m’a mise au défi déjà toute petite. Je la connais bien maintenant. Je sais que je peux l’apprivoiser et qu’elle et moi on peut déplacer des montagnes !

  • Prendre les virages à la corde (Tableau Oleg Tchoubakov)

    Prendre les virages à la corde...

    Ne pas s’économiser, donner, partager, et parfois tout offrir jusqu’à la lie. Bouffer la vie, la prendre par le cou, lui faire sa fête. Allez, soyons fous, généreux, intenses ! Tant pis pour les pisse-froids, les normatifs, les comptables !

    Assumer avec panache son originalité, sa singularité, sa folie douce.

    Allez, c’est décidé, je fonce !

    Ceux qui m’aiment telle que je suis m’aimeront sans doute encore plus. Ceux que je dérange auront à s’occuper de ce que je leur renvoie. En d’autres termes, c’est leur affaire.

    D’ailleurs, moi qui connais très peu la Bible, hormis les fameux dix commandements, et qui n’adhère à aucune religion, une phrase m’a toujours interpelée et pour cause ! «  Dieu vomit les tièdes ! »

    Depuis toute petite, les personnalités hors-norme, les caractères, les originaux, les excentriques m’ont toujours fascinée. Ils m’ouvraient des perspectives nouvelles, des portes gigantesques et je brûlais d’envie d’y pénétrer.

    Pour les livres, les films, l’art en général c’est pareil ! J’ai besoin d’être bousculée, chavirée même parfois. Je saisis tout instinctivement. Les gens, c’est pareil. Plus je grandis en âge, plus la singularité et la force de vie en chacun m’attire. Comme si leur présence m’agrandissait, comme si leur énergie dilatait l’espace et que je m’y sentais plus à l’aise.

    Alors oui bien sûr, cet élan et cette vision des autres et de la vie n’est pas de tout repos ( pour soi et pour les autres…), et on peut parfois se sentir en insécurité, chamboulée, décalée, sans repères.  Et si c’était ça en fait ? Et si se frotter sans vergogne à la puissance de la vie nous rendait encore plus vivant ?

    Et s’il s’agissait d’inviter chacun et chacune à ouvrir cet espace, cette immensité en soi pour l’irradier ensuite ?

    Nelson Mandela avait repris lors de son discours d’investiture un texte sublime de Marianne Williamson qui disait en substance « Vivre petit ne rend pas service au monde »…

    Alors oui, mille fois oui, vivons grand, osons, ouvrons nos perspectives, soyons vibrants, soyons cette force de vie à l’intérieur qui ne demande qu’à s’expanser…

    Ne nous restreignons pas et laissons l’être gigantesque que nous sommes œuvrer librement.

    Prenons les virages de la vie à la corde…

  • Rien ne sert de courir...

    Rien ne sert de courir…

     

    Nous sommes souvent pressés, impatients à l’idée que les choses changent. C’est un peu comme si nous nous posions en spectateur trépignant et avide de mouvement.  

    C’est sans compter que les évènements se produisent quand nous sommes prêts, pas forcément quand nous le désirons. La patience et l’acceptation de ce qui est sont donc de précieux alliés en la matière…

    N’avez-vous pas remarqué que chaque période d’évolution, de progression personnelle, est très souvent précédée d’un moment d’inconfort et de mal-être parfois intense ? Plus nous nous abandonnons en conscience à  cet état, plus nous libérons un espace nécessaire à la transformation. C'est un passage qui exige beaucoup d’abnégation et de confiance au processus de la vie.  

    Dans ces moments-là, Il se peut que nous ressentions tout autour de nous une accélération à laquelle nous ne sommes pas encore conviés…frustration et convoitise rivalisent alors de stratagèmes pour nous éloigner de notre position, de notre axe central. Cette voix lancinante de la saboteuse, dont je parle souvent en séance, celle qui nous  fait miroiter bien mieux que ce que nous possédons déjà. Celle qui nous emmène au loin, en dehors de nous-mêmes, vers ce qui brille, vers ce qui en jette, vers ce qui nous fait nous sentir « forts » aux yeux des autres. Peu importe ce qu’elle nous promet, nous devons utiliser notre capacité de discernement pour trier le bon grain de l’ivraie. Pour faire la différence entre ce qui nous grandit en tant qu’être de ce qui nous rabaisse vers les possessions, les masques de toute sorte.

    Au fur et à mesure de notre évolution personnelle, tous les pièges peuvent nous être tendus. Nous pourrions presque les assimiler à des rites de passage. Allons-nous céder à la facilité ou à l’éclat du plus grand nombre? Ou allons-nous respirer profondément pour nous relier à nous-mêmes et écouter cette petite voix au cœur de notre être, celle qui détient une sagesse immémoriale ?

    Comme le chemin est chaotique parfois ! Comme nous pouvons nous sentir misérables et retomber dans nos vieux démons même ! Et bien ressentons cette misère, regardons ces vieux démons bien en face, ne nous voilons pas d’illusions surtout. C’est parce que nous nous faisons face sans concessions et que nous accueillons notre propre vulnérabilité et nos failles que la voie s’éclaircit et que le chemin réapparait à nouveau, comme par enchantement.

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    C’est à nous ensuite de tracer la voie, de créer notre chemin, unique, singulier. Peu importe si ce chemin ne fait pas l’unanimité chez ceux qui nous entourent. Proches ou moins proches. Il s’agit de NOTRE chemin, notre légende personnelle, et que celle-ci ne convienne qu’à nous est plutôt une bonne chose en soi. Elle fait de nous un être particulier qui ne ressemble à aucun autre. Elle nous ouvre un univers entier et même au-delà. Elle nous comble et nous authentifie. Elle nous relie à notre âme profonde, celle qui, tapie au fond de notre être ; attendait patiemment que nous venions à elle…

    Alors oui, il y a des jours ou marcher sur ce chemin vers « soi-m’aime » est exigeant et rude. Il y a des jours où nous nous posons quelques questions légitimes, sur les blocages et les souffrances encore présents. Mais ne pas résister à ces jours-là, leur laisser la place, leur apporter notre indulgence et notre bienveillance les libèrent presque instantanément.

    Et c’est revigorés, renforcés, remplis de gratitude pour avoir traversés sans trop de dégâts ces fleuves mouvementés de nos expériences personnelles que nous pouvons reprendre notre route. Tranquillement, sereinement, avec une foi encore plus forte en ce que sera demain. Mais d’ici là, c’est aujourd’hui, ce moment même qui compte. C’est aujourd’hui que nous sommes en vie, alors profitons pleinement de ce qu'elle nous offre car rien ne sert de courir, tout vient à nous au moment juste…

     

    « Ce qu’on te reproche, cultive-le, c’est toi… » Jean Cocteau

     

  • Quand le masque tombe

    Sur ce beau chemin de la guérison intérieure, nous apprenons peu à peu un nouveau comportement. Celui de prendre le risque d'être nous-mêmes. Au début, cela nous terrifie, nous devenons vulnérables et cette possibilité nous tétanise parfois. Que va-t'il se passer si je me montre telle que je suis ? Que vont penser ceux que j'aime, mes proches et puis tous ceux qui me connaissent ? Vont-ils continuer à m'aimer ? Nous sommes comme suspendus à leurs jugements, cette attitude nous ralentit et nous empêche souvent de montrer notre vrai visage...

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  • Les retrouvailles avant les noces...

    Il y a des matins comme ça. On se réveille tranquillement et puis on réalise que quelque chose a changé, profondément, viscéralement. Notre regard n'est plus le même, acéré, un peu plus perçant sans doute. Notre rapport au monde est plus intense, notre relation aux autres plus consciente, plus vibrante, elle s'est même étrangement teintée d'une couleur différente. C'est un peu comme si pendant la nuit, à notre insu ( quoi que !) notre esprit était parti en balade quelque part, et nous avait ramené dans ses bagages des trésors.

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